31 janvier 2009
Janvier tire sa révérence
Et voilà... Dernier ciel, assez nuageux, ce samedi soir et janvier nous quitte. Jamais je n'aurai vécu un mois de janvier aussi lumineux, dans tous les sens du terme. D'ici, hors du monde, sur cette belle planète aux mille facettes qui nous héberge tous, je vous souhaite un excellent mois de février.Sur notre île
L'eau fait bien le tour, bon ça fait un moment qu'on ne peut plus en sortir comme ça, mais c'est la première fois que je le voyais aussi nettement, en descendant vers l'abri côtier tout à l'heure. On a sur cette photo une belle vue vers le Sud, avec le mont Cervin (30m d'altitude, oui, 30m !) en vedette au premier plan, une ascension que j'ai déjà réalisée il y a quelques semaines, sous une fine neige, vers minuit. Il a beau ne pas être très haut, c'est bien raide tout de même ! Les blocs de glace que l'on voit devant dérivent de façon assez importante, sans doute avec les courants de marée, ce qui fait que l'aspect de ce coin change continuellement.
Aujourd'hui, je tenais à remercier mon ami Arnaud, météo de son état,
pour l'aide qu'il nous a apportée afin d'avoir de nouvelles cartes
pour faire de la prévision météo. On devrait quand même bien y gagner
en qualité, le tout avec des moyens finalement très simples à mettre
en oeuvre !
A propos de météo, le record de froid 2009 continue de
s'améliorer avec -7.7°C la nuit dernière, mais aujourd'hui le vent est
retombé et sous ces quelques nuages il fait près de 0°C, une vraie
sensation de douceur par rapport à hier.
Je salue au passage mes amis
d'Infoclimat, association de passionnés de météo dont je suis membre,
et dont je conseille vivement le site www.infoclimat.fr, avec
notamment une rubrique "Photolive" pleine de belles images...
Cette fois, c'est sûr, le mois de janvier touche à sa fin, le premier mois complet passé ici, le mois de la vraie prise en main de la station météo. Quelques petits soucis techniques, surtout en début de mois, peut être liés au manque d'habitude, mais la fin du mois a été plus tranquille. Le mois de février s'annonce comme un mois de retour au calme, avec les départs successifs prévus, qui vont nous laisser entre nous, la TA59. En tout cas, une certaine forme d'euphorie continue de m'habiter, la découverte du lieu et des gens qui le peuplent est toujours aussi savoureuse. Les manchots sont toujours là et toujours aussi distrayants. Le spectacle céleste est à la hauteur le jour, les étoiles de retour la nuit, la cuisine excellente, la mise en place de ce blog s'avère tout à fait satisfaisante, les retours sont favorables, bref, tous les indicateurs sont au vert, place à février...
30 janvier 2009
Routine du soir
22h approchent, il est temps de fermer la boutique, à la fin de la journée de travail. Ca tombe bien, en ce moment, ça colle avec le coucher de soleil. Un petit tour désormais rituel sur Sunset Boulevard et hop là une rafale de photos pour les archives.
La composition nuageuse du soir est réussie, un assortiment encore inédit depuis que je suis arrivé ici. Sur la photo présentée, c'est toujours la même vue, vers l'Ouest en gros, et on voit nettement que le soleil est loin à gauche, au Sud-Ouest. Dans quelques semaines, il se couchera vers la droite, dans l'axe de cette photo, j'ai hâte de voir ces changements. Les icebergs ont encore bien bougé, ça va nous faire bizarre quand ils seront figés dans la banquise pour de longs mois, là encore dans quelques semaines. Ce soir le froid est bien là, plus présent que jamais avec -6.2°C à 22h30, le petit vent froid de Sud-Est est bien là lui aussi, tout de suite l'air est plus piquant dehors, ça commence à faire de plus en plus "Antarctique", on va finir par y croire ! Reverrai-je tout à l'heure l'étoile ou la planète aperçue hier soir ? Les stars se font désirer, mais elles arrivent, inéluctablement.
Après-midi bien remplie, avec notamment la préparation du cocktail pour fêter nos 33 ans de TA59, un petit tour en cuisine où ça a bien carburé avec Elodie, Caro, Bernard et Fred, tout ça sur la direction comme d'habitude impeccable de notre maestro Yannick, qui nous hébergeait pour l'occasion. On a sorti le champagne, et on s'est tous souhaité un joyeux anniversaire. Simple, et efficace ! Un repas sans histoire, dans la bonne humeur consécutive à l'apéro cocktail, puis une petite partie de tarot (remportée haut la main, pour une fois !) avant le spectacle du ciel. Paisible vie adélienne...
Anniversaire de la TA59
Aujourd'hui, 30 Janvier 2009, c'est l'anniversaire de la TA59. Elle a tout juste 33 ans. Ce résultat étonnant est le fruit d'un calcul assez simple : on prend toutes les dates de naissance, et on en fait la moyenne. Mais quelle moyenne ? Eh bien, en réalité, il suffit de prendre un jour de référence, et on calcule l'écart de chaque date de naissance avec cette référence, ce qui nous donne bien une suite de nombres, dont on peut faire la moyenne. Une fois ce nombre obtenu, on le reconvertit à l'inverse en date, et le tour est joué. Le TA59 moyen est donc né le 30/01/1976, ce qui fait qu'il a 33 ans. Pour l'occasion, exceptionnelle il est vrai, un cocktail/apéro spécial est prévu dans le séjour ce vendredi soir à 18h30. C'est un peu l'anniversaire de tous les hivernants, ça en rajeunit certains, tandis que d'autres vieillissent de quelques années. Je fais encore partie de cette dernière catégorie. Pour résumer tout cela : non, nous ne sommes pas en manque d'occasions de faire la fête ! Celle là est un peu plus originale, et en plus déclinable par la suite en divers modèles (merci Charlène) : anniversaire moyen des filles, des garçons, des Bretons, etc...
A part cela, encore ému par le film d'hier soir, j'ai oublié de donner deux bonnes nouvelles de ce jeudi 29 Janvier : premièrement, dans la soirée, j'ai vu ma première étoile, grosso modo au Nord/Nord-Ouest ! Sacrée soirée décidément... Deuxièmement, j'ai eu confirmation que ma batterie avait bien été livrée sur l'Astrolabe, encore mille mercis à Régis pour cette commission, maintenant on compte un peu les jours jusqu'à l'arrivée du bateau, encore une semaine grosso modo, le 6 ou 7.
Et avec tout cela, le mois de janvier touche quasiment à sa fin, un mois riche, dense, que je n'ai pas vraiment vu passer, mais dont je garde d'ores et déjà des centaines d'images en tête (et sur l'ordi !)...
La photo du jour, c'est la vue ce vendredi après-midi, j'avais prévu
des nuages, mais pas de bol les cartes ne collent aujourd'hui pas du
tout avec la réalité, ça arrive parfois, donc beau plantage de
prévision ! Nuit encore plus froide avec -7.0°C, on améliore le record
de jour en jour, et cet après-midi, on reste dans le froid avec autour
de -3°C, et le retour d'un petit vent frais de Sud-Est...
Sur cette photo, prise direction Nord, on aperçoit la croix Prudhomme
en bas à gauche, et c'est étrange parce que, depuis que l'iceberg qui
était devant s'est retourné, je reconnais plus difficilement le lieu,
on a l'impression que l'île a été amputée, en un sens.
Sacrés blocs de
glace qui apportent également, mine de rien, leur dose de vie à ce
drôle de paysage... Les petits points noirs qu'on voit sur la glace,
dans le bas de la photo, ce sont autant de manchots qui se reposent
tranquillement, à l'écart des poussins qui sont souvent infernaux et
les pourchassent (pour se nourrir) à l'occasion de scènes assez
amusantes !
29 janvier 2009
Revanche cinématographique d'un soir
A DDU, nous avons un stock de films, apportés par les différentes générations d'adéliens, au fil du temps. Ce soir, j'ai regardé un film, un film spécial, car je l'avais vu au cinéma le 12 Janvier 2008, et que c'est le seul film que je n'ai pas réussi à voir jusqu'à la fin. Quand je suis allé voir "Into the Wild", au début de l'année 2008, à Paris, j'ai failli avoir une crise d'angoisse pendant le film. Quelques jours après la sortie du film, dans une salle bondée, un samedi soir (quelle erreur !), au milieu de gens qui pour certains n'en avaient visiblement pas grand chose à faire, je me suis demandé, plus que jamais, ce que je faisais là. L'incroyable décalage entre l'immense bouffée d'oxygène apportée par le film et la foule parfois indifférente qui m'entourait m'a littéralement asphyxié, graduellement, au fil du film. A un moment, non loin de la fin, c'est devenu insoutenable, j'ai quitté la salle, pour aller respirer l'air frais dehors.
Je connaissais déjà l'histoire vraie de ce film, celle de Christopher McCandless, depuis mon passage en Alaska, où elle a laissé quelques traces. Au début du film, on voit d'ailleurs le train qui relie Anchorage à Fairbanks, que j'ai emprunté mi-mars 2007, et dont il doit rester des traces sur ce blog. Dès le début de ce film, je me suis senti concerné parce que, d'une certaine façon, cet environnement m'était familier, et faisait un peu partie de moi. L'appel du Nord, je l'avais aussi senti et, à ma façon, expérimenté. Vu depuis Paris, la comparaison était difficilement soutenable. En Alaska, Chris McCandless passe la plupart du temps pour un inconscient, un type qui, techniquement, s'est suicidé en partant dans la Nature sans carte, sans la moindre chance sérieuse de s'en sortir, surtout quand on sait qu'il est à mort de faim à quelques kilomètres d'une cabane de chasseurs qui aurait contenu suffisamment de nourriture pour le maintenir en vie jusqu'à ce que la rivière qui le bloquait regèle à nouveau...
Ce film est beau, c'est une sorte de drogue puissante, trop puissante pour l'être fragilisé que j'étais il y a un an, maintenant bien mieux portant dans un univers tout aussi magique, à sa façon, dans le Grand Sud. J'ai réussi à voir la fin du film ce soir, scotché sur ma chaise, à voir ce film en entier, deux bonnes heures hors du temps, hors de tout, oublié l'Antarctique, juste l'Alaska, le Nord et la fascination légitime que ça inspire, les grands espaces, la diversité et la beauté incroyables du Sud-Ouest américain qu'il faudra bien que j'aille voir un jour... Ce soir, j'ai pris ma revanche sur ce film qui m'avait vaincu il y a un an. Merci à Céline qui a eu la brillante inspiration d'amener ce film à DDU, et qui l'a partagé sur le réseau. Merci à Sean Penn de nous avoir fait un si beau film, qui résonne avec autant de force même depuis DDU, et à Eddie Vedder pour sa bande-son délicieuse.
Sur le fond, je ne prendrai pas position pour ou contre l'entreprise un peu folle de McCandless, il y a dans cet élan de douce folie juste ce qui manque peut être trop souvent pour aller voir un peu plus loin que le bout de son nez, à la recherche de choses authentiques trop peu souvent mises en évidence dans notre monde "civilisé" contemporain. Il y a un hymne à la liberté auquel il est difficile de rester insensible. Il y a la question à peine sous-jacente de la remise en question de ce pour quoi on vit. Et si je partais aussi sur la route ? Difficile de ne pas le désirer, à défaut de l'entreprendre. Est-ce que DDU fait partie de cette route ? Ici, tout est si confortable, si paisible... L'aventure nécessite-t-elle de se mettre en danger, physiquement, comme l'a fait Chris McCandless ? Sommes nous, adéliens, des aventuriers, ou simplement des gagnants du loto d'un certain type ?
Ce qui est certain, c'est que nous avons tous consenti parfaitement librement à venir ici, probablement en ne sachant pas vraiment ce que nous allions y trouver, c'est sans doute là que réside notre petite aventure... La vraie question, c'est aussi celle de nos dépendances, de nos aspirations. De mon côté, j'ai parcouru un peu de chemin ces dernières années sur ces questions, sans en cerner encore précisément le contour. D'une certaine façon, mon passage à DDU s'inscrit dans ce cheminement. Ce blog s'inscrit aussi dans ce même cadre. J'ai eu peur de revoir ce film pendant un long moment, à vrai dire, tant que je n'avais pas quitté Paris et tout ce que ça pouvait représenter comme antithèse du film. Peut être suis-je maintenant à nouveau dans une partie de la thèse, et peut être, qui sait, arriverai-je à en faire une bonne synthèse un jour...
Ainsi pose le manchot
Sur cette photo, un manchot Adélie pose devant la belle vue Ouest. Juste derrière lui, c'est l'iceberg retourné hier après-midi devant la croix Prudhomme qui n'a cessé de dériver depuis. Derrière, c'est l'île du Capricorne, encore derrière à gauche c'est l'île du Sagittaire. Au loin, derrière, avant le continent, c'est l'île aux Champignons. Voilà ainsi dévoilée une petite partie de notre archipel de Pointe Géologie, nos îles exotiques à nous... Dans l'axe du Sagittaire, à gauche, sur le continent, c'est Cap Géodésie, situé à 7.2km de nous. Sûrement un lieu de balade pour l'hiver à venir, quand tout ceci sera à nouveau accessible à pied. Comme on le voit sur cette photo, tempête de ciel bleu ce jeudi, la nuit dernière fut la plus froide de janvier avec -6.2°C au minimum, on sent que les nuits rallongent un peu, le refroidissement est plus net. Comme on ne dégèle pas en journée, encore -0.3°C de maximum cet après- midi, on n'observe plus trop de fonte comme ce fut le cas un bon moment au début du mois, lors de la période de beau temps. Vivement les premiers -10°C puis -15°C, quand l'air frais qu'on inspire commence à picoter les narines, une sensation dont je ne me lasserai sans doute jamais. En tout cas avec ce beau temps calme, sans vent, les travaux vont bon train sur la base, l'hélicoptère fait ses rotations et transporte ses charges du Lion à la base, ou à Cap Prudhomme, et ainsi de suite. Le chômage technique est terminé pour Didier, notre pilote ! Comme nous avons la radio branchée en permanence dans le bureau météo, on suit un peu ce qui se passe sur le canal 16 tout au long de la journée, à savoir le déroulement des opérations de logistique. On a retrouvé notre atmosphère paisible, et on se prépare à accueillir le préfet des TAAF, notre administrateur suprême, avec le retour de l'Astrolabe, dans une semaine...28 janvier 2009
Retournement d'iceberg
C'est l'actualité de la journée : notre iceberg situé juste derrière la croix Prudhomme s'est retourné ce mercredi après-midi. Merci au témoignage précieux d'Elodie et de Caroline (en train de faire du sport) qui a permis de mettre en évidence ce type de phénomène, qui rythme périodiquement notre vie adélienne. On voit sur la photo une capture de ma webcam, à 17h25, à droite de l'image, l'iceberg retourné avec les vagues que son oscillation génère. Froide journée sans dégel malgré le soleil, -0.5°C de maximale cet après-midi, et ce soir ça retombe bien avec -3.5°C vers 22h, les nuits commencent à se rafraîchir. Ce qui est fascinant ici, c'est que le paysage change constamment, la dynamique des glaces, de l'océan et de l'atmosphère nous permet de jouir d'un panorama en évolution perpétuelle. La webcam permet de retracer assez fidèlement ce qui se passe en la matière, dans son champ de vision. Trois minutes avant l'image présentée dans ce billet, l'iceberg a basculé. Et ce soir, en regardant le coucher de soleil sur Sunset Boulevard, on entendait comme des coups de canon au loin, de temps en temps, sans doute des craquements de glace, des icebergs qui se brisent sans doute, hypothèse plus probable qu'une attaque de pirates !Moyens de communication
Comme cela m'avait été demandé par mail il y a quelque temps, je saisis l'occasion d'une journée sans histoire pour détailler un peu cet aspect important sur la base : les moyens de communication que nous avons à disposition.
Tout d'abord, ce blog. Je l'alimente en
envoyant des mails à une adresse mail qui m'a été fournie par
canalblog. Je tape simplement mon texte, et je peux joindre une photo
à mon mail, j'envoie le tout. Canalblog sait ensuite que seule
l'adresse mail émettrice fgourand@etc... a le droit de publier par
mail sur mon blog, et donc le contenu de ce mail apparaît sur le blog.
Pour mon mail, j'ai les mêmes limitations que pour tous les mails de
la base : 50Ko tout compris. Ce qui, en pratique, revient à ne pas
envoyer de pièce jointe de taille > 35 Ko, sinon le mail est renvoyé
et ne quitte pas le réseau. Cela explique donc que les photos qui
apparaissent sur le blog soient de taille réduite (assez
drastiquement, parfois). Cette limitation a été introduite afin de
limiter la facture de l'envoi de données par satellite, pour donner un
ordre d'idée un mail avec pièce jointe coûte environ 0.40€. On nous
fait la fleur de ne pas nous faire payer ces communications...
Après cela, nous avons la cabine téléphonique, qui apparaît à
l'extrême droite de la photo proposée avec ce billet, on peut acheter
des cartes téléphoniques qui coûtent 30€, et qui donnent accès à 20 ou
30 minutes de communication, selon qu'on les active en semaine ou le
week end. Le téléphone est très diversement utilisé selon les gens.
Certains qui l'ont utilisé trouvent ça frustrant, car on n'a malgré
tout pas le temps de dire grand chose. Pour ma part, je n'ai pas
ressenti le besoin de l'utiliser jusqu'ici. J'ai déjà pas mal
d'activité avec les mails, et, d'une certaine façon, j'ai peur de
ressentir à mon tour cette frustration.
Enfin, nous avons le courrier qui est évidemment encore plus contraint
par les rotations de l'Astrolabe, et qui met le plus longtemps. D'un
autre côté, ça reste le moyen de communication historique, symbolique
avec le papier, l'écriture, les tampons et tout ce qui va avec.
Pour
le reste, il y a bien des accès satellite pour les différents labos,
qui permettent d'envoyer des données avec d'autres limitations, mais
ce n'est pas à usage particulier. De même, nos données météo sont
envoyées par satellite, en temps quasi réel, mais d'une part je n'ai
pas idée du prix que cela coûte, d'autre part on ne peut pas
l'utiliser pour autre chose.
Pour conclure, le mail est un outil formidable, on peut en envoyer et
en recevoir autant qu'on veut, dans les limites du raisonnable. Je
m'en sers abondamment depuis mon arrivée ici, heureux de constater
que, globalement, ça marche très bien, peu d'interruptions de service.
Ca me permet de tenir à jour ce blog avec régularité, de recevoir des
nouvelles et d'en envoyer également.
Pour revenir sur la photo, un joli ciel avec quelques nuages élevés
qui flottent au dessus de la base ce mercredi après midi. Le bâtiment
de gauche est le dortoir ou encore bâtiment 42 d'où j'écris ces
lignes, celui de droite, tout en longueur, le bâtiment "Geophy" où
l'on trouve le coeur du réseau de la base, ainsi que la petite salle
de musique à l'extrême droite.
Ca s'est un peu rafraîchi ce jour avec
-5.0°C cette nuit, et on peine à dépasser 0°C cet après-midi, de
toutes façons, l'intensité solaire a commencé à baisser,
inéluctablement. Le vent a bien soufflé la neige fraîche et soit on en
retrouve des accumulations bien tassées, soit c'est de la glace,
tendance patinoire par endroits...








