Ce sont donc près de 5 mois qui sont passés depuis le dernier article. C'est passé objectivement vite, même si j'ai attendu (un peu) trop longtemps que les choses se concrétisent, mais l'essentiel est fait : je vais déménager dans les prochaines semaines. Je l'avais annoncé dans l'article précédent, et je vais donc quitter Paris. Pas pour aller bien loin certes, mais symboliquement ce n'est pas dans la capitale où j'ai acheté, mais juste à côté, à Vincennes, tout près de Météo-France d'ailleurs. Je vais donc quitter cette vue qui m'a enchanté, souvent hypnotisé, pendant 6 ans, déjà :

Animation réalisée à partir de la webcam sur ma vue ce 18 Août 2018 du lever au coucher (voir en plein écran)

J'ai choisi Vincennes parce que je connais plutôt bien la ville, Météo-France se trouvant à Saint-Mandé voisin, ce qui me permettra ainsi d'aller travailler, en 5 minutes à pied. Mais aussi parce que mon frère, sa femme, ainsi que ma soeur, y habitent., tout comme mon cher ami Nico. Une autre raison, au moins aussi importante, c'est que c'est une ville calme, qu'il y a le bois juste à côté pour s'aérer. Je n'étais pas focalisé sur Vincennes dès le début de ma recherche, mais ce choix s'est imposé assez rapidement lors de mes prospections/réflexions.

J'ai choisi d'acheter le second appartement que j'ai visité, à vrai dire j'avais une petite contrainte avec la fin de mon bail actuel en septembre d'une part, et surtout semaine après semaine je ne voyais pas beaucoup de nouvelles offres qui pouvaient m'intéresser : un vrai 2 pièces, pas plus de 300 000 euros, et si possible en étage élevé pour la lumière, si possible proche des transports et mon travail. L'appartement que j'ai acheté remplit ces conditions. Cela a été bien laborieux de finaliser l'achat, je n'ai toujours pas compris pourquoi cela avait pris autant de temps sachant que mon dossier était clair, a priori favorablement accueilli par la banque, bref j'étais prêt à signer en mai, et cela s'est fait.. .le 3 août ! 

Quelques imprévus de dernière minute bien sûr, et un retard de 15 jours environ pour le début des petits travaux qui sont donc en cours, et qui devraient me permettre de prendre réellement possession de mon nouveau lieu d'habitation avant la mi-septembre. Depuis la signature, et le début des travaux quelques jours plus tard, enfin, je prends du plaisir à construire tout cela, mais ce fut surtout pénible jusque là, avec ces délais peu compréhensibles d'attente inutile, et les inévitables imprévus qui ont repoussé deux fois la date de signature.

C'est donc un nouveau départ, un nouveau chapitre qui se profile. Je crois que le fait de quitter le quartier bruyant et (trop) animé de Bastille me convient bien, et contribue déjà à rendre ce départ assez facile. Mais cette vue incroyable va me manquer, ces tableaux panoramiques quotidiens, ces couchers de soleil... Il va me falloir trouver d'autres sujets de contemplation, voire d'occupation parfois, quotidiens. Par ailleurs, je mesure le luxe d'habiter tout près de son travail : bien qu'assez imperméable à l'ambiance des transports en commun, je mesure la liberté que représente le fait de ne pas en dépendre, pas plus que du moindre moyen de transport, au quotidien.

Sur un autre plan, un autre déménagement, plus temporaire, reviendra, de façon très hypothétique cette fois : je suis décidé à postuler à nouveau pour repartir en Terre Adélie fin 2019. L'attraction polaire est toujours forte, ce voyage, cette aventure si particulière. Pour la même raison que l'an passé, je me vois des chances assez limitées d'être pris : si un autre candidat jamais parti se présente, on devrait logiquement le privilégier à mes dépens à nouveau.

D'abord, ce premier déménagement, sûr celui ci, dans le mois qui vient. Privé de ma vue, de mon niz d'aigle, d'autres envies naîtront peut être. Je ne serai pourtant pas dans un espace beaucoup plus grand : je passe ainsi d'un studio de 28 m2 avec 5m2 de balcon, à un appartement de 34m2 sans balcon. De fait, je n'aurai pas non plus à acheter énormément de mobilier, car le nouvel espace sera vite rempli. De toutes façons, pour combler mon désir d'espace, ce sera au moins la Corse, au mieux la Terre Adélie !

Je reviendrai probablement parler dans une échéance assez courte du bilan climatique de cet étonnant été 2018, le second plus chaud jamais mesuré en France après le mémorable 2003. L'histoire retiendra qu'après avoir été longtemps réticent, j'ai fini par acheter une petite climatisation mobile, épuisé par la chaleur sans fin de cet été, dès le début du mois de juillet. Elle m'a permis de dormir quasiment normalement pendant la canicule, d'aller travailler dans de bonnes conditions, tout en l'utilisant de façon aussi limitée que possible, c'est-à-dire essentiellement la nuit. A bientôt !