La fin du mois de mars approche déjà, et comme bien souvent, je pense à ce blog et je me dis que pour moi, pour les quelques lecteurs restants, c'est probablement une bonne idée d'y laisser une petite trace. J'ai eu la chance d'avoir un beau début d'année 2018, avec deux temps privilégiés : un voyage d'un peu de plus de 2 semaines au Yukon entre la fin janvier et le début février, et une belle pause d'une dizaine de jours en Corse entre la fin février et le début mars. C'est au cours de cette dernière que j'ai eu le privilège de vivre un coup d'hiver assez marqué, qui a apporté une dizaine de centimètres au village de Penta :

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Deux jolis séjours que j'ai un peu partagé à travers les réseaux sociaux, principalement mon compte Twitter @FGourand. Je ressens moins le besoin, ou j'ai tout simplement moins le courage, d'écrire sur ce blog et de partager ça en quasi direct. Le temps qui passe m'écrase peut être davantage qu'auparavant. Je le laisse davantage filer librement, d'une certaine façon, l'accumulation des expériences les banalise quelque peu. Je sais parfaitement la chance qui est la mienne de vivre ces belles choses, ça n'a pas changé. J'ai l'impression d'avoir déjà tout dit sur le Yukon ou la Corse, en tout cas. Et ça reste pourtant toujours aussi différemment beau, à chaque fois.

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Ci dessus, mon départ de Dawson City, en avion, le 6 février, avec une belle vue sur la vallée du Klondike, avec l'aéroport à droite, et la belle chaîne de montagnes de Tombstone au fond. Privilège et bonheur de connaître une belle moitié de séjour au grand froid, avec des températures qui sont souvent descendues sous les -40°C, ce qui m'a permis de connaître, sur Twitter, une petite célébrité en rééditant le tour bien connu de l'eau bouillante qui se transforme en neige quasi instantanément (en réalité, il y a deux étapes : une évaporation, suivie quasi instantanément d'une congélation solide, en neige) :

 

Dans un monde qui promeut l'hyperconsommation, je sais qu'il est "normal" de vouloir toujours plus, plus de voyages, plus d'expériences, etc... Mais cela suffit amplement à mon bonheur. Quand je suis au Yukon, surtout en hiver, ou en Corse, surtout hors saison, ces expériences maintenant familières se suffisent à elles-mêmes, et à me combler pour les nombreux mois parisiens qui suivent. Le sentiment d'une connexion à des choses essentielles.

Ainsi, cette année 2018 a vraiment bien commencé, elle s'annonce année de mouvement car je vais devoir quitter ma chère vue parisienne, pour en trouver une autre, un peu plus loin du centre, d'où je suis de fait écarté par l'augmentation démentielle de l'immobilier. Sachant mes dernières semaines arrivées dans mon appartement actuel, je prends le temps d'en profiter davantage, de me poser devant la vue, dont la perspective de départ révèle toute sa saveur. La recherche d'un nouvel appartement ne me fait pas plus vibrer que cela, j'ai décidé d'acheter parce que c'est économiquement plus rentable, sur le long terme, mais sans réel enthousiasme. Enfin du coup, il faut quand même faire ça un peu sérieusement, ça engage pour quelque temps quand même, j'y travaille... A bientôt !