J'ai laissé passer les jours sans présenter un extrait des photos que j'ai prises à Central Park, ce parc mythique de Manhattan, d'une surperficie de 341 hectares (4km de long sur 800m de large).

Ce qui frappe donc dans ce parc, c'est qu'à l'image de la ville, du pays même, il est très grand. Cependant, comme on le voit sur le plan ci-dessus, il a une forme rectangulaire et son immensité vient bien plus de ses 4km de long (51 rues !) que de ses 800m de large (3 avenues). Je m'y suis rendu le dimanche qui a suivi mon arrivée, en pèlerinage en quelque sorte, parce que j'adore les espaces verts d'une part, mais surtout parce qu'on m'en avait pas mal parlé.

J'ai vu beaucoup de joggers, des familles qui pique-niquent sur les pelouses, des touristes ou riverains qui flânent... Pour commencer voici une photo prise sur la 59ème rue avec l'entrée de Central Park sur ma droite.

Pour continuer une petite vue d'ensemble dans la zone fréquentée du parc au Sud, près du quartier des affaires et ses nombreux gratte-ciels.

Par endroit c'est vraiment bien fleuri, ce sont parfois des particuliers et/ou des associations de riverains qui entretiennent certaines parcelles du parc, soit par leurs dons financiers, soit directement même.

On continue avec une grande allée très célèbre du parc, et évidemment très fréquentée en cette mi-journée de dimanche, nous sortons tout juste d'un brunch bien sympathique dans un restaurant français...

Au bout de cette allée, on débouche sur une fontaine et un bassin sur lequel on trouve pas mal de barques pour se promener sur l'eau, ambiance aquatique donc...

En avançant un peu, sur les berges de ce petit lac, on se croirait quand même assez loin de la civilisation.

Un petit pont qui permet de traverser ce petit lac, et la vue nous rappelle que l'on est quand même au coeur de Manhattan, mais je trouve une certaine harmonie dans cette diversité.

Un peu plus loin, nous arrivons dans une partie du parc quasiment laissée à l'abandon, volontairement, afin de garder un côté sauvage au lieu, ça s'appelle le Ramble. Dans cet espace, le goudron posé sur certains chemins se disloque, comme si le monde qui l'entoure avait disparu...

En continuant à progresser grosso modo vers le Nord, nous atteignons un second étang, dont les abords sont très fréquentés : une grande pelouse sur laquelle jouent (au baseball) pas mal de gens, d'autres sont juste assis pour pique-niquer.

On finit par faire une rencontre assez improbable : un obélisque égyptien datant de 1500 avant JC. Détail surprenant : il y a des pinces de homards à sa base, comme écrasées par le poids du monument !

A ce niveau là du parc, on n'est plus très loin du MET (le grand musée incroyable de New York, comparé au Louvre) où François et Aurore m'emmènent faire un tour rapide dans la partie égyptienne, assez impressionnante, avec des tombeaux reconstitués et dans lesquels on peut, par conséquent, déambuler librement.

En sortant, mes amis me laissent et je commence alors une traversée en solitaire et sans assistance de ce vaste parc. Je m'arrête quelques minutes sur un des innombrables bancs que l'on trouve dans le parc, devant cette vue étonnante. Depuis notre court passage au MET (que j'ai visité bien plus longuement par la suite), le ciel s'est couvert, c'est pourtant toujours dimanche après midi...

Après une nouvelle petite marche vers le Nord (décidément, le Grand Nord me manque toujours, même à NYC !), j'arrive dans la partie Nord Ouest du parc, non loin d'Harlem, situé à l'extrémité Nord du parc. Je m'arrête là encore pour reposer mes pauvres jambes de ces kilomètres parcourus sur un banc, face à une vue plutôt apaisante. Dans cette partie du parc, la fréquentation est bien moindre, et le lieu dégage une vraie sérénité. J'ai dû rester là une bonne vingtaine de minutes.

Juste à côté de ce banc, on trouve ce petit pont sous lequel coule un ruisseau, il n'y a pas grand monde à ce moment à des dizaines de mètres à la ronde, on est pourtant dimanche après midi 16h... Cependant, même dans ces recoins reculés du parc, on croise d'inévitables joggers, des familles, et même quelques touristes volontairement (ou non) égarés comme moi.

J'arrive enfin à un des coins du parc : le bord Nord Ouest, à l'angle de la 8ème avenue (celle où je loge !) et la 110ème rue (bon là mon "chez moi" c'est la 47ème, assez loin). Coin très sauvage qui me plaît à nouveau beaucoup.

En sortant juste quelques mètres du parc, j'observe ces maisons de l'extrême Sud de Harlem qui fon donc face à Central Park et qui, de fait, doivent avoir une valeur élevée...

Je prends alors la 110ème rue vers l'Est, je longe donc Central Park à la droite de la photo, les bâtiments précédents sur la gauche. On remarque ce détail sympathique : il n'y a pas ces grandes grilles derrière lesquelles on barricade nos parcs français, ce qui ne semble pas nuire particulièrement au parc. J'aime vraiment ce côté ouvert, avec les risques que cela comporte certes mais surtout le symbole positif que cela véhicule...

Etant donné qu'il commence à se faire un peu tard et que ce n'est là que mon "aller" dans Central Park, je parlerai du "retour", c'est-à-dire du trajet vers le Sud dans un prochain billet. Cette journée fut assez typique de l'état d'esprit qui m'anima dans ce voyage : découvrir en marchant, en prenant, à tout instant, le temps de dévorer des yeux, de contempler calmement, de s'arrêter, de réaliser où j'étais...