28 février 2009
Samedi tranquille
Première journée sur notre nouvelle base ce samedi, ça fait toujours aussi vide, mais c'est bien agréable, avec le grand beau temps qui est revenu. -10.3°C cette nuit, la fraîcheur a persisté toute la journée, nous rappelant que la saison tourne. Sur la photo, on me voit ce samedi après-midi, nouveau look, après être tombé dans un petit trou dans la neige, au cours d'une sympathique promenade avec Elodie, Céline, Caroline, Guillaume (mépré) et Yannick. On est parti vers le mât iono et la "côte d'azur", qui a bien changé d'aspect depuis la promenade de début février. La neige, la lumière, moins de manchots, et ceux qui restent sont étrangement calmes, attendant leur fin de mue pour nous quitter... Par la suite, le projet de baignade de Yannick n'a pas pu être mis à exécution, en raison d'un encadrement insuffisamment préparé. Peut être dans les jours qui viennent, à voir, je suis toujours motivé par l'idée, le temps s'annonce beau, quasiment sans vent, et la mer, tant qu'elle est là, n'est pas plus froide qu'avant. En effet, elle est déjà quasiment au point de congélation de l'eau de mer, soit une température de -1°C environ (l'eau de mer gèle à -1.8°C)...
A l'issue de la promenade, nous avons été cordialement invités par l'équipe de Biomar (labo de biologie marine) à prendre le thé sur la terrasse située derrière le bâtiment, face au chenal du Lion, une vue imprenable, s'il en est. Ce soir, on prépare quelques cocktails, on s'habille légèrement, et pour saluer la fin de l'été, petite soirée hawaïenne au programme. Une improvisation de dernière minute, comme quoi, il n'en faut pas beaucoup, parfois, pour créer un concept de soirée ! Notre premier samedi soir d'hivernage sur la base, c'est un festival de premières fois en ce moment, une routine finira sans doute par se créer d'une façon ou d'une autre, mais ce n'est pas désagréable d'être dans un état de découverte quasi-permanent. Quand quelqu'un n'est pas au repas, ça se remarque tout de suite, et on n'a guère de mal à identifier les absents, l'impression de "foule" (un bien grand mot, certes) a bel et bien disparu...
Première soirée d'hivernage
Une lumière étonnante, vendredi soir vers 20h, le soleil rasant éclaire les bergs, alors que le ciel est chargé de l'autre côté, cela donne ce spectacle qui m'a fait lever de table pour sortir prendre quelques photos... Bientôt, il faudra aller prendre ce genre de photo avant le dîner, ça raccourcit vite en ce moment, on perd environ 8 minutes de jour chaque jour, plus d'une heure par semaine...Première soirée d'hivernage, la suite
Toujours vers 20h, une vue un peu plus générale du panorama offert côté Est... Quel contraste de couleurs, de lumières ! On reconnaît l'île Claude Bernard à droite, le glacier de l'Astrolabe qui se jette dans la mer au fond, qui rayonne.Belle éclaircie
La photo est prise vendredi 27, vers 18h, le ciel se dégage après une journée bien nuageuse, jusqu'au départ de l'Astrolabe, à peu près. De jolies ondulations nuageuse, notamment juste au dessus de l'horizon. Le soleil se lève donc sur DDU pour saluer lui aussi le début de l'hivernage...
27 février 2009
Sur les rochers
Les hivernants attendent le départ et saluent ceux qui partent, près de la croix Prudhomme. A gauche, l'Astrolabe, au fond, la piste du Lion toute blanche. C'est là que le bateau est resté un bon moment, pendant lequel nous nous sommes bien enneigés !Renaissance
C'est le sentiment qui domine, ce soir. Renaissance. Quelle journée ! Ce matin, à 10h, tous les campagnards restant sur la base sont descendus à l'abri côtier, en file indienne, en procession presque. En l'absence de l'hélicoptère, en cale sur l'Astro depuis la veille, l'embarquement se fait donc depuis notre petit port, et c'est donc là que se font les derniers adieux. La TA59 est quasiment au complet pour l'événement, on se salue, on s'embrasse, l'émotion est là, comme toujours, quelques larmes, des yeux humides... A l'abri côtier, nos campagnards sont, pour certains, peu pressés de partir, la barque se remplit doucement, dernières photos, on se dit à l'année prochaine, dans 8 mois en fait, pour les premiers. Il faudra 3 rotations de barque pour embarquer tout le monde. On se salue également à coup de boules de neige. Ensuite, la barque s'éloigne vers le bateau, on revoit les passagers émerger un peu plus tard sur le pont du bateau, ils commencent à nous saluer.
Drôle d'impression que de voir sur le pont une proportion d'hivernants si rapidement croissante, à un moment, je remarque que nous devenons ultramajoritaires sur l'île des Pétrels, le début du parfum de l'hivernage. Quand ils descendent sur la barque, nous les regardons, un peu plus haut, déjà perchés sur le caillou où ils nous laissent pour un temps déterminé, mais tellement peu perceptible. La couverture nuageuse se déchire par moments, laissant quelques rayons solaires apporter une touche de chaleur à ce décor glacé, mais toujours aussi beau. Je crois que nous sommes bien contents d'être de ce côté du quai. On est venu pour ça ! Enfin, dernière barque, l'état-major de l'IPEV sur la base vient nous saluer, nous souhaiter un bon hivernage. C'est la fin. Une fois la barque partie, le départ du bateau n'est pas, pour autant, imminent. En effet, il y a encore des opérations de chargement sur la piste du Lion. Nous montons sur les rochers surplombant l'abri pour nous rapprocher un peu du pont et de ses passagers, toujours plus nombreux au gré des rotations.
C'est le moment où nous déployons quelques banderoles, soigneusement confectionnées à l'attention de ceux qui nous quittent, certaines simples et gentilles, d'autres un peu plus taquines à l'encontre de nos campagnards, qui "libèrent" enfin DDU pour que la base nous appartienne enfin. On joue à se prendre en photo de part et d'autre, entre les rochers et le pont du bateau. Quand nous avons confirmation que le départ n'est pas pour tout de suite, il est décidé d'avancer le déjeuner afin d'avoir le temps de redescendre pour assister au départ. A 11h30, dans une configuration inédite, le repas est servi dans la grande salle du séjour, qui paraît d'un seul coup tellement grande, seulement 4 tables pour nous tous, mises les unes à la suite des autres, une belle tablée, familiale, en quelque sorte. On est entre nous, mais le bateau est encore là, les passagers déjeunent à bord. Ce n'est donc pas tout à fait encore l'hivernage...
Après déjeuner, un petit café, on s'habille, et un groupe redescend à l'abri côtier pour saluer ceux qui nous quittent. On descend quelques carafes d'eau métalliques, et quelques louches, afin de faire un petit concert de percussion, dont je prends, dès mon arrivée sur place, la direction opérationnelle. Ca donne un son intéressant, je dois dire, et nous rythmons ainsi près d'une heure d'attente des passagers, qui nous regardent, nous photographient, et nous font signe sur le pont du bateau. Ensuite, le bateau largue les amarres, et commence à reculer dans le chenal du Lion. Nous savons que le départ n'est pas imminent, pourtant, car il reste un petit groupe de travailleurs sur le Lion qui finissent de fermer la boutique. Nous quittons alors l'abri côtier pour nous rendre sur les rochers à l'extrémité Nord de l'île des Pétrels, près de la croix Prudhomme. Le bateau est quasiment arrêté devant la pointe de la piste du Lion, attendant les derniers travailleurs. La distance plus importante ne permettant pas de déployer les banderoles, on s'occupe. En dépit d'un certain recueillement, l'ambiance est plutôt festive et une bataille de boules de neige prend rapidement naissance.
Finalement, à peu près tous les hivernants présent sont "baptisés" officiellement à la neige, attrapés par Dominique et Vincent puis soigneusement recouverts de poudreuse... Pendant ce temps, le film se déroule lentement, il ne se passe pas grand chose de visible, ni au niveau du bateau, ni sur le Lion. Soudain, on voit des silhouettes bouger sur la piste, ça y est, le départ est proche ! Les 5 du Lion se rapprochent de nos rochers pour nous remettre leur radio, et nous saluer une dernière fois. Nous répondons à cette salutation par un bombardement en règle de boules de neige, le carton de l'après-midi, indiscutablement ! Finalement,le zodiac regagne le bateau, il est rangé. Nous tirons quelques fusées de détresse pour saluer le départ du bateau. Mention spéciale pour Laurence, qui tire la sienne au sommet du "mât iono", point culminant de l'île. Le bateau nous répond d'un bon coup de corne de brume, il commence à pivoter, et à filer vers le large, il est 15h40....
En remontant vers le coeur de la base, je me retourne, je regarde l'Astro s'éloigner presque mètre par mètre, ça y est, c'est fini, pour de bon, nous sommes seuls ici, sur notre caillou. Un chapitre se tourne, c'est presque un nouveau livre, d'ailleurs. Quand on revient sur la base, l'impression déjà entrevue à midi se confirme : c'est bien la même base, mais on ne la reconnaît plus vraiment. Je dirais que c'est comme si tout avait doublé de volume, sans doute à cause de la place libérée par nos sympathiques -mais parfois un peu encombrants- campagnards ! Concrètement, dans le bâtiment de la météo, les 3 premières pièces, qui hébergent le bureau technique, où se planifient toutes les opérations logistiques pendant la campagne d'été, sont fermées. Alors que j'ai toujours connu ces portes ouvertes depuis notre arrivée ici. D'un seul coup, la perception de l'espace change du tout au tout.
Pour symboliser ce changement radical, cette nouvelle étape, la première chose que je fais en remontant, après un petit café certes, et d'aller m'alléger de ma chevelure et ma barbe folles. C'est prémédité depuis quelques jours, je n'en peux plus de cette barbe, que j'ai laissée pousser jusque là sans trop réfléchir, mais qui ne ressemble, depuis bien longtemps déjà, plus à rien. Quant aux cheveux, je décide de raser pour me sentir encore plus neuf, dans cet environnement si transformé en quelques heures. Je sors donc rapidement, pour la première fois depuis notre arrivée ici, de quoi me raser, et après une petite demi-heure de travail, c'est chose faite. En me regardant dans le miroir, un peu comme la base, c'est bien moi mais je ne me reconnais plus vraiment. J'offre mon crâne mis à nu aux piques de l'air froid, sensation bien inhabituelle. Je suis heureux, serein, tranquille. L'Astrolabe n'est plus qu'un point sur l'horizon, de toutes façons, je ne regarde plus vers la mer depuis longtemps, je regarde cette base étrange où l'on vient de nous laisser...
Il y a bien une chose qui n'a absolument pas changée aujourd'hui, du moins en apparence, c'est la TA59, ces gens là, que j'apprécie, au milieu desquels je me sens bien, des visages déjà familiers, des amis. Quand ils me voient, ma nouvelle coiffure fait inévitablement son petit effet. Mais cette journée hautement symbolique, historique pour notre mission, valait bien cela. Après une longue introduction de 10 semaines pour la majorité d'entre nous, on attaque enfin le plat de résistance. Quel saveur aura-t-il ? Difficile à dire, même si, avec de bons ingrédients, il n'y a guère de souci à se faire pour le résultat. Nous voici donc isolés. Pour le meilleur et... le meilleur, point ! Pourquoi imaginer le pire ? Tout ne sera pas rose, nécessairement, mais en mettant un peu de coeur à l'ouvrage, collectivement, et avec de la bonne volonté, tout est possible, à commencer par le meilleur.
Repas spécial ce soir au séjour, les tables ont été disposées en forme de "+" dans le séjour, dans une configuration inhabituelle. On a sérieusement allégé le séjour de nombreuses tables et chaises devenues inutiles pendant les mois à venir. Cet endroit, c'est chez nous, c'est grand, un peu vieillot certes, mais on s'y sent bien, c'est ce qui compte ! A table, je complète un bel alignement de "chauves" de la mission avec Yann et Yannick, alignement qui fait lui aussi son petit effet. Mais, je me sens vraiment allégé, j'ai l'impression de renaître, d'avoir changé de peau, et donc de lieu, par la même occasion. Repas joyeux et plutôt animé pour un petit groupé de 26 ! La fatigue est là, cependant, l'émotion, peut être une forme de tension nerveuse malgré tout, avec tout ce changement, et ce soir on ne va pas tarder à aller se coucher, dans notre nouvelle base...
Le froid retombe d'ailleurs en ce vendredi soir sur DDU, après une journée assez douce, sans vent, avec un maximum de -1.9°C. On relève -7.7°C à 22h30, ce qui est le minimum du jour, et un petit vent de Sud à 20km/h bien frais, mais si agréable. Bienvenue en Antarctique, dans notre petit village !
Début officiel de l'hivernage
Avec un petit peu de retard sur le planning initial, l'Astrolabe a finalement quitté DDU ce vendredi 27 Février 2009, à 15h40 locales, soit 6h40 du matin en France métropolitaine. Une journée intense, comme on pouvait s'y attendre. Je reviendrai un peu plus tard sur la chronologie des événements. Sur la photo, éloquente, on voit l'Astrolabe filer vers le Nord, on devine quelques passagers sur le pont arrière, qui regardent encore la base s'éloigner, petit à petit. Ca y est, on y est, une nouvelle aventure peut commencer...26 février 2009
Une dernière soirée
Ce jeudi soir à DDU, dernière soirée avec les campagnards d'été, un pot avait été organisé à 19h15 pour l'occasion. Une occasion de voir une dernière fois le séjour avec autant de monde, 70 couverts à table. Demain, dans la matinée, tout le monde va embarquer sur l'Astrolabe, à l'exception des 26 membres de la TA59. Une grande table "en U" avait été dressée pour l'occasion, beaucoup de monde, quelques discours dont ceux de nos deux Australiens (dont l'un est d'origine écossaise, si j'ai bien suivi) qui nous ont chaleureusement remercié pour notre accueil, et nous ont offert une bouteille de whisky écossais qui ne passera probablement pas la soirée. La prochaine fois que nous verrons autant de monde à DDU, ce sera en novembre, si loin... La photo proposée a été prise ce jeudi après-midi, alors que la perturbation neigeuse progressait lentement mais sûrement vers nous. Des icebergs éclairés par le soleil, au milieu d'un ciel bien nuageux et globalement sombre. Ce soir, comme prévu, il neige, et l'atmosphère se rafraîchit avec -4.2°C à 22h20. On est monté jusqu'à -0.9°C au cours de l'après-midi. Je termine ma journée de travail, après la rédaction d'un bulletin pour l'Astrolabe, lui annonçant un début de traversée plutôt tranquille, je vais fermer la station et retourner au séjour pour la suite de cette soirée spéciale...Un matin à DDU
Voici la belle vue que l'on avait ce jeudi matin à DDU (8h25), en direction de l'Est. Un ciel chaotique avec pas mal d'altocumulus, les rayons solaires qui s'infiltrent au milieu, puis un joli dégradé de couleurs en dessous. Enfin, on devine en bas à gauche l'Astrolabe, toujours présent... Nuit fraîche avec -8.3°C au minimum, mais ce matin le ciel s'est bien découvert après la photo, et pour la première fois depuis notre arrivée en décembre, notre anémomètre a mesuré un vent moyen de 0 mètre par seconde sur 10 minutes, atmosphère parfaitement calme ! A la faveur de ces belles éclaircies, il faisait donc particulièrement bon. Le chargement sur le bateau s'est poursuivi, il devrait être prêt dans les temps, et donc le départ est a priori maintenu pour demain vendredi, en fin de matinée. C'est difficile de réaliser concrètement ce que ça va changer. Enfin, il n'y a plus longtemps à attendre, nous saurons maintenant très bientôt. Pour ma part, je ne dors pas beaucoup ces dernières nuits, peut être est-ce une forme d'excitation à l'approche de cet instant symbolique qu'est l'hivernage, je suis donc relativement fatigué. Heureusement, je peux toujours caser des siestes après le repas, pour récupérer un peu. C'est assez étrange de vivre sur la base avec une grosse moitié de gens qui sont sur le départ. D'un coup d'un seul, demain, la TA59 sera la seule population adélienne, ce trombinoscope que nous avons reçu à Brest, et que j'ai appris à mieux connaître, à vraiment apprécier au fil du temps. Demain, je travaille, j'espère que je pourrai me libérer suffisamment dans la matinée pour assister au départ du bateau, en bas, à l'abri côtier. Après cet instant, une grande, importante, source d'animation à DDU aura disparu pour un moment, il nous reviendra d'en inventer d'autres. Cela dit, je ne suis pas inquiet pour ça ! Ni pour grand chose d'autre : au moment où notre isolement va devenir réalité, c'est toujours une douce insouciance, au diapason de la quiétude adélienne, qui m'habite. Il existe une vraie analogie entre la période que j'ai passée, seul, au village en Corse, et ce que je vis ici : je ressens la valeur des secondes qui s'écoulent. Je les apprécie, elles s'enchaînent sans accroc, harmonieusement. Puisse cette sensation m'accompagner jusqu'au bout, mais, a priori, je ne vois pas trop pourquoi il en serait autrement !25 février 2009
En descendant à l'abri côtier
Voici la vue que l'on avait, ce mercredi après-midi, vers 16h30, en direction du Sud-Est, l'île Claude Bernard, la piste du Lion enneigée au premier plan, et une jolie collection de plaques de glace qui ondulaient doucement au gré des vagues. Voici donc ce qu'il reste de la "piscine de manchots". En descendant, j'ai vu quand même pas mal de manchots, davantage que ce que j'imaginais, au vu de la désertion massive des nids qui étaient proches des bâtiments de la base. Bientôt, tous ceux là partiront. Le gros changement est quand même au niveau du bruit, et de l'odeur, à proximité des bâtiments.
Arrivé à l'abri côtier, j'ai regardé l'Astrolabe encore amarré, un spectacle bientôt révolu, pour un moment... Juste avant de descendre, un petit passage à la gérance postale, en pleine ébullition vu le départ imminent du bateau, pour poster mes dernières cartes postales avant un moment. Il y a eu beaucoup d'envois, des colis notamment, on se réveille forcément un peu parce que les prochains envois sont si loin...
Pour le reste, la base de Cap Prudhomme a été fermée pour l'hiver, et
tout le personnel qui s'y trouvait a été rapatrié sur DDU, en
attendant d'embarquer sur le bateau. Ce soir, au dîner puis au bar en
sortant de table, beaucoup de têtes nouvelles, des voisins de quelques
kilomètres à peine que tous ceux qui n'étaient jamais allés à
Prudhomme, comme moi, n'avaient jamais vus. Le chargement du bateau
devrait être terminé demain comme prévu, dernier vol de l'hélicoptère
demain matin, ensuite Didier et Daniel (l'équipe hélico) iront le
ranger dans la cale du bateau pour le voyage retour vers Hobart.
La
campagne d'été touche à sa fin, on commence à échanger des numéros,
des contacts, nous sommes prêts à nous dire au-revoir, et pour un
certain nombre, à dans quelques mois. Drôle d'ambiance, nécessairement
inédite pour un néophyte comme moi. Les jours qui viennent risquent
d'être aussi spéciaux...








